Dans les appareils photo numérique, la surface sensible argentique a été remplacée par un capteur électronique. Ce composant est photosensible, c’est à dire qu’il réagit à la lumière, enregistre un signal électrique analogique qui est ensuite numérisé.
Il existe deux principaux types de capteurs : le CCD et le CMOS. Le capteur CCD a été développé à la fin des années 60 pour l’imagerie spatiale puis popularisé par la photographie. Sa fabrication est assez simple mais son coût est élevé à cause de la manière dont il fonctionne. Le capteur CCD a l’avantage de demander peu d’amplification et produit donc peu de bruit. Le capteur CMOS apparaît quant à lui dans les années 80. De fabrication plus complexe que le CCD, il est néanmoins moins coûteux que le CCD car il utilise des chaînes de fabrication déjà existantes. Le CMOS a l’avantage d’être moins gourmand en énergie que le CCD mais demande plus d’amplification ce qui engendre plus de bruit.
Faux me direz-vous ? Et bien non, vrai ! C’est la marque Canon qui vient tout chambouler en équipant un des ses boîtiers ultra-pros (1Ds) avec un capteur CMOS. Aujourd’hui, les CMOS sont aussi performants que les CCD (dont le développement a été arrêté), maismoins gourmand est surtout beaucoup plus rapide. Le schéma ci-contre vous indique comment les deux types de capteur transmettent l’information électrique résultant de l’exposition de leurs photosites à la lumières au convertisseur analogique-numérique.
En 2008, Sony développe un capteur CMOS rétro éclairé. Dans un capteur normal, la lumière doit d’abord traverser des câbles et transistors avant d’atteindre la surface sensible. Dans un capteur rétro-éclairé, ces deux couches sont inversées, il y a moins de perte de lumière sans augmentation du bruit.

De son coté Fuji a conçu un nouveau capteur, le super CCD. Contrairement aux autres capteurs, ici le photocite n’est plus rectangulaire mais hexagonale, ce qui permet d’augmenter la sensibilité, d’obtenir plus de pixels sur une même surface donc d’avoir une plus grande résolution.